Quelques petits trucs pour vivre plus sereinement avec vos enfants

Oui, oui, quelques petits trucs pour vous aider à mieux vivre ensemble.
Dans notre cursus scolaire, nous n’avons pas eu le cours : Apprendre à être parents!
Quand dans ma pratique professionnelle, je vois arriver des mamans et/ou des papas au bord de la crise de nerfs, qui sont presque en rupture avec leurs enfants, je me dis qu’il reste des choses à faire dans ce domaine .
Et chacun, chacune fait de son mieux avec ce qu‘il/elle a appris et/ou ce qu‘on lui a transmis!
Ouf! Soufflez un bon coup, je vous rassure tout est possible!
Votre enfant peut changer grâce à vous.
Ah, oui! Je vous propose de lire jusqu’au bout, car les détails comptent!
Et arrêtez de culpabiliser, cela ne sert à rien !

Commençons:
Nous allons prendre un exemple:
Votre enfant merveilleux s’amuse à sauter de la table basse au canapé, puis dans le fauteuil en frôlant le beau vase que votre chère belle-mère vous a offert, et tout cela en hurlant et jetant de temps en temps un jouet.
Un vrai bonheur, n’est-ce pas?
 
Calme , tu resteras
Plus vous allez vous énerver , plus les probabilités que la situation explose, sont grandes!
Je sais, je sais ! Quelques fois , c’est plus facile à dire qu’à faire !
Sachez pourtant que l’enfant est comme une éponge, et il « boit » l’état dans lequel vous êtes!
Comme , c’est un enfant, il ne sais pas encore gérer au mieux ce trop plein et il va l’évacuer, si possible tout de suite, de la manière qu’il trouve la plus efficace: Hurlements, provocations, se rouler par terre, frapper, ………
Hum! Peut-être même qu’en tant qu’adulte , vous pouvez vous reconnaître dans certains comportements !

D’une voie égale, tu resteras
Dans un certain nombre de circonstances, les parents ont l’habitude de hausser le ton jusqu’à crier voir hurler pour se faire obéir.
Et vous est-ce que vous appréciez que l’on vous crie dessus?
Non, bien sur!
C’est énervant, n’est-ce pas ? Les conséquences sur votre humeur sont en général pires dans ce cas là, n’est-ce pas?
Rassurez-vous pour les enfants c’est pareil !
Et ceci d’autant plus, qu’un enfant pense souvent qu’à ce moment là, vous ne l’aimez plus!
 
De la sanction, tu préviendras
Imaginez que vous roulez sur une route sur laquelle on ne vous prévient pas qu’il faut respecter une limite de vitesse! Comme par hasard, vous rouliez trop vite et vous êtes verbalisé.
C’est injuste, n’est-ce pas?
Pour les enfants , c’est pareil!
A la première bêtise si vous n’avez pas prévenu avant, pas de verbalisation!
Vous devez prévenir : « s’il refait ceci, ou cela……il ira dans sa chambre cinq minutes. »
 
De ta parole , tu tiendras
Il est nécessaire de devenir des adeptes assidus du:  
1: je préviens
2: j’agis
Inutile de répéter, cela ne sert à rien! Les enfants ont très bien compris ce que vous leur avez dit et en même temps ils ont besoin que vous leur posiez des limites concrètes pour comprendre.
Économisez votre salive! La morale et les discours, ils s’en fichent!
Voyons ce que vous pouvez dire:
Vous parlez le plus calmement possible à votre enfant afin de lui dire que s’il continue à faire ceci, il ira dans sa chambre cinq minutes. Il vous regardera peut-être un rien provocateur (restez calme, c’est normal! ) et vous avez , hum!….. Allez, 70% de chances qu’il recommence.
Et c’est normal là aussi!
Vous mettez la sanction en place s‘il recommence. Et vous le faite tout de suite car aux dernières nouvelles, vous n’êtes pas un magnétophone! Il va dans sa chambre cinq minutes.
Attention!
Vous devez restez sereine même si votre cher et tendre enfant :
- se roule par terre: attendez que cela se passe et après il va dans la chambre
- court partout pour ne pas y aller: Dites-lui que dès qu‘il s‘arrêtera de fuir, il ira. Surtout ne courez pas après!
- il vous traite de tous les noms: Vous êtes devenue sourde pour ce laps de temps
- il dit que cela ne lui fait rien et vous regarde d’un air provocateur: tant mieux pour lui, il y va quand même
- Il vous dit: « Pitié, maman, je le ferai plus, je te le promets! » Il y va quand même.
……………………………..
Vous devez rester cohérent( e) entre ce que vous dites et faites.
Quelque soit la réaction de l’enfant, vous ne surenchérissez pas!
Même s’il ne le montre pas ou vous démontre le contraire, il est touché! Et il essaiera sûrement de vous toucher à votre tour ! Quand il aura compris que quelque soit sa réaction, vous rester serein (e), il arrêtera se genre de comportement.
 
Avec dextérité, tu agiras
Cela se sent en général , quand l’enfant ou les enfants commencent à s’énerver . C’est à ce moment là que vous devez agir. Si vous répétez qu’ils doivent se calmer, en pensant que vous allez économiser de l’énergie et qu‘ils vont vous obéir , …… vous faites fausse route !!!!!
Alors autant, prévenir et agir tout au début, les enfants étant encore assez calmes, la technique est d’autant plus efficace.
 
Que ta parole, impeccable elle sera
Vous devez arrêter tout jugement de valeur par rapport aux enfants:
« Ce n’est pas bien, t’es nul, tu es méchant, ………….. »
Et surtout bannir les « je t’aime plus », « Je suis déçu », …..
Quand vous donnez un jugement à un enfant, sachez que pour lui, vos paroles sont paroles divines!
Alors, si vous dites qu’il est méchant, c’est que c’est vrai et donc il risque de le devenir de plus en plus , vous donnant de plus en plus raison!
Vous pouvez simplement dire: « Cela , je t’interdis de le refaire…..si tu recommences tu iras…. »
C’est un enfant , soyez rassuré(e), il fera des bêtises , testera les limites et il est tout à fait possible que si la sœur ou le frère passe dans le coin, des coups soient donnés de temps en temps!
Génial, ils sont en bonne santé! Félicitation!
Inutile de le culpabiliser pour qu’il obéisse, vous avez mieux à faire et ce n‘est pas lui rendre service!
Pour l’avoir , peut-être vous-même vécu, vous en savez quelque chose, n’est-ce pas?
 
Des horloges partout, tu auras
Quand vous mettez en place une sanction, il est nécessaire de mettre une limite.
Par exemple: Cinq minutes dans la chambre.
A 5 ans, ils ne savent pas ce que cela veut dire concrètement. Alors , il est nécessaire de le montrer sur une horloge, en disant « quand la grande aiguille est là, tu peux ressortir de ta chambre » .
L’horloge est aussi nécessaire quand vous êtes occupés à faire la cuisine, par exemple, et que votre enfant vous interpelle. Si vous dites « tout à l’heure », l’enfant n’a aucun repère et reviendra à la charge très rapidement. Même moi, quand quelqu’un me répond « tout à l’heure », cela ne convient pas! Et je suis adulte!
La réponse idéale est : « J’ai bien entendu que tu me demandes …..En même temps, je suis occupée à …… Quand la grande aiguille sera là (ou l’heure exacte, s’il sait lire l’heure), je m’occuperai de toi. »
Faites, c’est magique!

De ton mieux, tu feras
Si vous vous rendez compte que vous reprenez vos anciennes habitudes., soyez conciliant avec vous-même! Votre sonnette d’alarme, cela doit être votre ton de voix et la colère qui monte en vous. Là, vous devez vous posez la question: « Qu’ai-je oublié de mettre en place pour rester serein(e)? » Souriez à vous-même, faite une mise au point. Et, hop, c’est reparti!
 
Du vécu de l’enfant , tu comprendras, tu accepteras
La reconnaissance de l’émotion de l’enfant est très importante:
« Ce n’est pas grave, arrête de pleurnicher, t’es toujours en colère……. » sont à bannir de vos habitudes.
Remplacez-les par : « Je comprends que tu sois triste, en colère, ……… »
Plus l’enfant est reconnu dans ce qu’il vit, plus il peut passer à autres choses.
Évidement, il y a une juste mesure. Évitez la victimisation : « Pauvre petit, ……. »
 
Le « Mais », tu remplaceras
Il est nécessaire de remplacer le « mais » par « en même temps ».
Car le « mais » a la capacité d’annuler votre première partie de phrase.
Peut-être avez-vous déjà entendu cette phrase:
« Je suis contente de la note que tu as eue mais tu peux faire mieux »
Comment vous sentez-vous ? Hum! Des souvenirs?
Dites plutôt: « Je suis contente de la note que tu as eue,  en même temps je pense que tu peux faire mieux »
Si vraiment, vous tenez à mettre la deuxième partie de cette phrase!
 
Jalousie, tu gèreras
La jalousie existe. Permettez que l’enfant puisse la ressentir sans jugement, vous lui permettez ainsi de s’en libérer plus facilement. Aux dernières nouvelles, dans nombre de cas, il n’a pas demandé à avoir une sœur ou un frère! C’est de la concurrence par rapport à vous..
 
Au lit, facilement il ira
Donnez le choix!
Montrez lui l’horloge, et demandez lui s’il choisit d’aller dormir quand la grande aiguille est là ou là.
Choix illusoire puisque vous aurez fait en sorte que le placement de vos aiguilles corresponde à votre propre choix.
 
Sur le positif , tu te focaliseras
Plus vous êtes avec votre enfant quand il a un comportement qui vous convient , plus il le mettra en place. Plus, il attire votre attention, en faisant des choses qui ne vous conviennent pas, plus il les fera.
C’est pour cela que je préconise souvent, dans ce cas là, qu’il aille 5 min dans sa chambre. Dans laquelle d’ailleurs, il a le droit de s’amuser pendant ce laps de temps. Car, la punition pour l’enfant, c’est d’être éloigné de vous, rien de plus et c’est déjà largement suffisant!
Et il comprendra que s’il veut être auprès de vous, il doit changer.
 
En ton nom , tu parleras
Dites: « Je »!
Et abandonnez les « maman, papa t’as dit »
Vous n’êtes pas qu’une maman ou un papa. Vous êtes vous ,dans vos différentes facettes.
 

Ce sont des lignes de conduites.
Je sais, je sais , je ne vous ai pas parlé des repas, des matins quelques fois pas top, des séparations, des timides, de l’école ….……
En même temps, pour commencer, vous avez , déjà, le bagage minimum pour améliorer dès maintenant votre relation avec votre enfant, si ce n’était pas déjà fait bien entendu!

Béatrice Barbier