Il y a urgence, rassemblons nous

Comme il y a la journée de la femme, la fête des mères, les centres d'information féminine...il y aura désormais les "Cercles de femmes".
Notre société a muté : de groupes familiaux, collectifs, nous sommes devenus un rassemblement d'individualités qui vivons les unes à côté des autres, dans un isolement qui nous est en tous points préjudiciable. Nous vivons dans une société où les femmes ont encore et toujours besoin de s'affirmer pour exister. « Les femmes et les hommes sont différents. Ce qu'il faut rendre égal, c'est la valeur accordée à ces différences » nous dit Pascale Beaumeister.
Il ne s'agit pas d'intégrer un système patriarcal organisé autour de compétitions, de conflits permanents et de combats, même si cela nous a été nécessaire un temps pour nous octroyer le droit de prendre notre place, d'être reconnues à compétences égales et surtout, de maîtriser notre sexualité.
Aujourd'hui, nous avons à exploiter notre féminité dans ce qu'elle a de remarquable, au delà des images qui nous sont imposées par tous les clichés commerciaux. Il s'agit d'Etre, dans notre puissance féminine, dans nos spécificités multiples : séductrices, maternantes, protectrices, holistiques. Nous portons en nous les gènes du futur. Et parce que désormais, nous avons à affirmer notre conception d'une monde nouveau, où l'on devra apprendre à se protéger, à respecter la Nature, à construire la Paix, nous devons créer les espaces pour nous ressourcer et nous donner l'envie confiante d'être visibles, actives.

Pourquoi des cercles ? Parce qu'ils portent en eux la dynamique du mouvement, de la spirale continue, d'un processus sans fin. Parce que, ensemble, nous nous sentons protégées, solides. Ensemble, nous générons une énergie fabuleuse qui nous pousse à participer. Ensemble, nous retrouvons notre confiance et nous osons agir pour peser de tout notre poids, qui est celui de la moitié de l'humanité. Parce que c'est ensemble que nous serons audibles, visibles.
Et c'est ensemble aussi, que nous saurons nous positionner à côté des hommes. Parmi eux, dans leurs collectifs organisés auxquels nous nous intégrerons en harmonie. Notre « sororité » viendra compléter notre fraternité. Nous leur apprendrons ainsi à nous respecter et à nous aimer autrement. A nous aimer comme femmes en tant que telles, avec nos atouts et nos attributs, notre force, notre fragilité et notre beauté intérieure, voire notre magie. Alors, et alors seulement, notre planète pourra continuer à nous héberger, à nous protéger.

Mamidjo, membre du cercle des femmes Happy